Unchained Legacy

Le mythe du “meilleur système de santé du monde” en France : protecteur, oui… mais sous tension

On entend souvent : “En France, on a de la chance : la santé est gratuite.”
La réalité est plus nuancée.

Le système français reste très protecteur sur les gros risques (accidents, cancers, maladies lourdes), mais il est aussi de plus en plus difficile d’accès au quotidien : délais, saturation, manque de médecins, hôpitaux sous pression… et un coût réel important, simplement moins visible car mutualisé via cotisations et impôts.

Et quand on commence à comparer avec l’international (expatriation), on comprend vite que la question n’est pas “meilleur vs pire”, mais plutôt :

👉 coût – accessibilité – rapidité – qualité – liberté de choix.


1) “Gratuit” ne veut pas dire “accessible”

Des délais qui explosent pour des spécialistes

Sur le terrain, beaucoup constatent :

  • semaines / mois pour un dermato, cardio, ophtalmo selon zones,

  • parcours de soins compliqué sans médecin traitant,

  • renoncements aux soins (ou report) faute de créneau.

Une enquête basée sur des données Doctolib (relayée par la presse) donnait des délais médians de l’ordre de plusieurs semaines pour certains spécialistes (ex : dermato, cardio), avec de fortes variations selon territoires.

Les urgences : la soupape qui craque

Quand on n’a pas de rendez-vous, on finit… aux urgences.

Et là aussi, le chiffre est parlant : en 2023, la moitié des patients aux urgences y passent plus de 3 heures, soit +45 minutes par rapport à 2013. Source DREES (statistiques publiques).

Traduction simple : le système peut être excellent sur le plan médical, mais lent sur le plan opérationnel.


2) Déserts médicaux : le problème n’est plus marginal

Le sujet n’est plus “quelques villages isolés”. Il touche aussi des villes moyennes, et parfois des zones pourtant dynamiques.

Plusieurs sources publiques rappellent l’ampleur du phénomène, et notamment la proportion de personnes sans médecin traitant (un point clé en France pour accéder “normalement” aux spécialistes et limiter les dépassements/délais).

Résultat concret :

  • plus de délais,

  • plus de “parcours de débrouille”,

  • plus d’urgences,

  • plus d’inégalités selon la région et la mobilité (si tu peux te déplacer, tu t’en sors mieux).


3) Le coût réel : combien ça “coûte” par mois sur un salaire ?

La santé en France n’est pas “gratuite” : elle est prélevée.

a) Côté employeur : cotisation “maladie”

L’URSSAF indique une cotisation patronale maladie à 13% (taux “plein”), avec un taux réduit possible à 7% selon les cas et seuils (règles d’allègement).

👉 Exemple simple (ordre de grandeur)
Pour un salaire brut 3 000 €/mois :

  • à 13% : ~390 €/mois payés par l’employeur pour la branche maladie (à la louche, hors autres cotisations).

b) Côté salarié : CSG/CRDS (financement social)

La CSG/CRDS est calculée en général sur une base réduite de 1,75% (donc 98,25% du brut).
Les revenus d’activité sont soumis à 9,2% de CSG + 0,5% de CRDS (soit 9,7%).

👉 Exemple (approx.) sur 3 000 € brut :

  • base = 3 000 × 98,25% = 2 947,50 €

  • CSG/CRDS ≈ 2 947,50 × 9,7% = ~286 €/mois

⚠️ Important : la CSG/CRDS finance plus large que “la santé” (protection sociale au sens large), mais c’est bien une partie du “prix” du modèle.

c) À l’échelle macro : part du PIB

En 2023, la dépense de santé en France représentait environ 11,5% du PIB (très haut niveau dans l’UE).


4) Donc, c’est “nul” ? Non. C’est puissant… mais saturé.

Pour être juste : la France garde des forces majeures :

  • couverture large,

  • qualité médicale réelle,

  • prise en charge des pathologies lourdes,

  • grands hôpitaux universitaires.

Mais ce qui s’effrite, c’est :

  • la rapidité d’accès,

  • la disponibilité de médecins,

  • la capacité hospitalière et les effectifs,

  • la fluidité du parcours patient.


5) Angle expatriation : pourquoi beaucoup d’expats “dé-idéalisent” le système français

Quand tu t’expatries, tu compares.

Et tu découvres un autre modèle mental :

Dans beaucoup de pays, ce n’est pas “gratuit”… c’est “rapide”

Dans plusieurs destinations d’expatriation (Asie, Golfe, etc.), tu peux souvent :

  • avoir un spécialiste plus vite,

  • payer plus directement (ou via assurance),

  • choisir ton établissement plus librement.

Mais :

  • si tu n’es pas bien assuré, ça peut coûter très cher,

  • certaines couvertures excluent des antécédents,

  • le modèle “tout privé” peut être brutal en cas de gros pépin.

👉 En clair : la France protège bien du “risque catastrophe”, mais l’international offre parfois une meilleure expérience d’accès (selon pays/assurance).


6) Classement d’hôpitaux : France et international

Tu demandais un classement “par pays / meilleurs hôpitaux”.

Un des plus connus est Newsweek + Statista – World’s Best Hospitals 2025. La méthode combine recommandations de professionnels de santé, expérience patient, indicateurs qualité selon pays, et éléments type PROMs.

Top hôpitaux en France (Newsweek/Statista 2025)

Dans le classement France 2025, le #1 est :

  • AP-HP Hôpital Universitaire Pitié-Salpêtrière (Paris) (score ~90,89)
    Suivis notamment de :

  • CHU Lille – Hôpital Claude-Huriez

  • AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou

Top mondial (aperçu)

Dans le Top 250 mondial 2025, on retrouve dans les toutes premières places :

  • Mayo Clinic (Rochester)

  • Cleveland Clinic

  • Toronto General (UHN)

  • Johns Hopkins

  • Karolinska

Et côté France, la Pitié-Salpêtrière apparaît très haut dans le classement mondial (aux alentours du top ~15 selon la liste 2025).


7) Ce que ça implique pour un projet “expat” (pratique)

Si tu écris pour une audience expatriation, la conclusion utile est souvent :

✅ 1) Ne pas confondre “gratuit” et “disponible”

Le modèle français peut être excellent… mais tu dois intégrer les réalités de délais.

✅ 2) À l’étranger, l’assurance est la clé

Beaucoup d’expats sont surpris : dans des pays très “efficaces” médicalement, le vrai sujet est la couverture (plafonds, exclusions, franchises, réseau d’hôpitaux).

✅ 3) Stratégie hybride (fréquente)

Certaines personnes :

  • gardent un lien avec la France pour la protection “catastrophe” (selon statut),

  • et utilisent à l’étranger du privé pour la rapidité sur le quotidien.

(Le cadre exact dépend du statut, de la résidence fiscale, de la couverture, etc.)


Conclusion

Le “mythe”, ce n’est pas que la France a un mauvais système.
Le mythe, c’est de croire que “meilleur système” = “accès simple et rapide”.

En 2026, le système français reste solide et protecteur, mais sous tension, avec une réalité de terrain :

  • délais spécialistes,

  • urgences saturées,

  • déserts médicaux,

  • et un financement lourd mais peu visible.

Et l’expatriation te fait souvent comprendre une vérité simple :

👉 Chaque pays arbitre différemment entre coût, rapidité, qualité, équité.
Il n’y a pas de paradis, seulement des choix.

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