Le trading fascine parce qu’il touche à quelque chose de fondamental : le rapport au temps.
L’idée de ne plus échanger ses heures contre un revenu, de ne plus dépendre d’un lieu ou d’un horaire, parle à beaucoup de monde. Pourtant, dans la réalité, la majorité de ceux qui s’y essaient échouent.
Ils ne perdent pas seulement de l’argent.
Ils perdent de la confiance.
Ils perdent du temps.
Et souvent, ils repartent avec une amertume profonde envers eux-mêmes.
Je ne dis pas ça en observateur extérieur. Je suis passé par là. Et si aujourd’hui je vis du trading automatisé depuis plus de cinq ans, ce n’est pas parce que j’ai trouvé une formule magique, mais parce que j’ai compris très tôt ce qui faisait réellement échouer les gens.
La plupart des débutants pensent que leur échec vient d’un manque de connaissances. Ils accumulent alors des formations, des indicateurs, des méthodes, des livres, des vidéos. Ils savent analyser un graphique, reconnaître des figures, comprendre un marché.
Mais le marché ne récompense pas la connaissance.
Il récompense la cohérence.
Ce qui fait perdre la majorité des traders, ce n’est pas l’absence de stratégie, mais l’incapacité à appliquer la même chose, de la même manière, jour après jour, sans se laisser contaminer par l’émotion.
Le stress d’une perte.
La peur de rater une opportunité.
La frustration d’une série négative.
L’excitation après un gain.
Le cerveau humain est mal adapté à ce type d’environnement. Il veut intervenir, corriger, anticiper, se rassurer. Or, en trading, chaque intervention émotionnelle détruit un peu plus la logique initiale.
C’est là que la majorité échoue.
Il y a plusieurs années, après une période intense de trading manuel, j’ai fait un constat simple :
si une stratégie ne peut pas être exécutée mécaniquement, sans réflexion humaine en temps réel, alors elle n’est pas assez robuste pour durer.
Ce n’était pas une question de performance, mais de santé mentale.
Prendre une décision financière sous pression, plusieurs fois par jour, pendant des années, finit par user n’importe qui.
J’ai donc commencé à automatiser. Pas pour gagner plus, mais pour enlever l’humain de l’équation. Pour forcer le respect des règles. Pour accepter que certaines périodes soient mauvaises sans chercher à les “corriger”.
C’est à ce moment-là que j’ai commencé à construire ce qui allait devenir mon premier robot réellement rentable.
Aujourd’hui, beaucoup de robots sont présentés comme “rentables”. Ils le sont parfois… sur trois mois, six mois, un an. Mais le marché ne se juge pas sur une période courte.
Un robot vraiment viable doit survivre :
aux changements de volatilité
aux périodes sans tendance
aux phases de drawdown prolongées
aux moments où rien ne fonctionne
Le robot que j’utilise aujourd’hui n’est pas parfait. Il n’a jamais été conçu pour l’être. Il a été conçu pour durer. Cela fait maintenant plus de cinq ans qu’il est rentable, non pas parce qu’il gagne tout le temps, mais parce qu’il sait perdre sans se détruire.
C’est une nuance que peu de gens comprennent au départ.
Il y a une phase dont on parle rarement : celle où l’on commence à trader pour les autres.
Au début, cela semble naturel. On partage. On aide. On montre ce qui fonctionne. Les premiers à suivre sont souvent des proches. Des amis. Parfois de la famille.
Et là, tout change.
Une perte n’est plus seulement une perte financière. Elle devient une responsabilité émotionnelle. Chaque drawdown est vécu comme une faute. Chaque décision est analysée non plus pour sa logique, mais pour ses conséquences humaines.
C’est probablement la période la plus lourde que j’ai connue. Pas parce que le trading ne fonctionnait pas, mais parce que je portais quelque chose qui ne m’appartenait plus vraiment.
C’est à ce moment-là que j’ai arrêté. Pas le trading. Mais le fait de vendre, d’expliquer, de convaincre.
Aujourd’hui, mon fonctionnement est volontairement simple.
Je trade mes propres comptes, sur des prop firms et sur des comptes réels. Les positions sont prises de manière automatisée, selon les mêmes règles, dans les mêmes conditions.
Les personnes qui me suivent ne reçoivent pas des signaux interprétables. Elles ne reçoivent pas d’analyses à comprendre. Elles suivent automatiquement les mêmes positions, en temps réel, sans intervention humaine.
Il n’y a aucun avantage caché.
Aucun traitement différent.
Aucune promesse.
Si une position est gagnante, elle l’est pour tout le monde.
Si elle est perdante, elle l’est aussi pour moi.
C’est ce point précis qui change tout. L’alignement des intérêts supprime instantanément le besoin de discours.
Le copy trading a mauvaise réputation parce qu’il est souvent mal utilisé. Présenté comme une solution sans effort, sans risque, sans responsabilité, il attire les mauvaises attentes.
En réalité, le copy trading n’est qu’un outil. Comme un robot, comme une plateforme, comme un marché. Ce n’est pas l’outil qui pose problème, mais la manière dont il est utilisé et présenté.
Utilisé correctement, il permet de supprimer l’émotion, d’imposer une discipline et d’accepter les phases difficiles sans paniquer. Utilisé comme une promesse de gain facile, il devient destructeur.
C’est pour cette raison que je ne cherche plus à convaincre qui que ce soit.
Le canal existe pour une raison simple : la transparence.
Il n’y a rien à vendre, rien à forcer, rien à embellir. Les positions sont visibles. Les périodes difficiles aussi. Chacun peut observer, comprendre, suivre ou s’arrêter.
Il suffit de rejoindre le canal Telegram pour suivre gratuitement et automatiquement les mêmes positions.
Aucune obligation. Aucun engagement. Aucune promesse.
C’est volontairement inconfortable pour ceux qui cherchent des certitudes.
Mais c’est la seule manière saine de faire les choses sur le long terme.
Cette approche n’est pas faite pour ceux qui veulent aller vite.
Elle n’est pas faite pour ceux qui supportent mal la perte.
Elle n’est pas faite pour ceux qui ont besoin d’être rassurés en permanence.
Elle s’adresse à ceux qui comprennent que la régularité est plus importante que la performance, que la discipline est plus rentable que le talent, et que la liberté n’existe que lorsqu’on accepte les règles qui vont avec.
Si je vis aujourd’hui du trading automatisé depuis plus de cinq ans, ce n’est pas parce que j’ai trouvé une martingale. C’est parce que j’ai arrêté de chercher à battre le marché et que j’ai appris à m’adapter à lui.
Je ne vends rien.
Je ne promets rien.
Je partage ce que je fais, exactement comme je le fais.
Libre à chacun d’en tirer ses propres conclusions.